Bonjour à tous, aux anciens inscrits comme aux nouveaux...
j'ai eu l'occasion de me rendre compte des difficultés évoquées dans ce message car j'ai eu la possibilité de rencontrer des enseignants de la région de Tanguiéta cet été...Je n'ai pas vu la réalité des classes surchargées: mais j'ai bien compris que le manque de matériel, le manque de formation étaient à l'origine du malaise enseignant actuel au Bénin.
Comment vous conseiller? Nous qui n'avons au plus que 30 élèves dans nos classes, du matériel informatique, des livres pour chaque élève ou au pire des photocopieuses...Notre réalité n'a rien à voir avec la votre.Nos problèmes se situent ailleurs...
N'oublions pas quand même ce que fut notre enseignement il y a de cela de nombreuses décennies, au moment justement où l'école s'est démocratisée...
Je crois que ce qui a contribué à faire progresser les esprits c'est avant tout la connaissance que nous avons eu de l'enfant et de ses possibilités d'apprentissage, de sa psychologie, de ses besoins...De là, ont commencé toutes les recherches en pédagogie, en psychopédagogie...sur lesquelles tout enseignant s'appuie pour construire ses séquences d'apprentissage.
Il faudrait surement commencer par là: cela nécessitera surement des formations mais aussi des luttes de votre part! Il faut que toutes ces difficultés et ces manques remontent auprès de vos instances supérieures pour qu'une volonté politique voit le jour et vous donne les moyens de mettre en place un enseignement pour tous, de qualité et efficace...
Le Bénin fait partie des pays qui a signé la Convention Internationale des droits de l'enfant: il serait intéresant de la relire car elle fait le point sur les besoins essentiels de chaque enfant. Comment la mettre en pratique au niveau de l'enseignement...Votre gouvernement a déjà ouvert une porte en donnant la possibilité à chacun d'aller à l'école: filles comme garçons. Il faut maintenant aller plus loin...
Les enseignants doivent d'abord être mieux formés en ce sens: ils doivent le demander si cela n'est pas le cas.
En attendant , il faut croire en la solidarité!
J'ai vu quant à moi, beaucoup de progrès aussi , depuis qu'un travail d'équipe s'est mis en place au sein des écoles: ne plus travailler seul dans son coin, ouvrir sa classe, travailler à des projets communs; repérer ensemble les manques pour mieux y pallier...faire des groupes de besoin; travailler de concert avec toute la communauté éducative...
Bon courage, à bientôt...à tous
Régine